Mange ta merde et meurs, pute

J’aime bien tout ce qui est un peu dégueulasse. Genre le mot « dégueulasse », c’est à la fois écoeurant et infantile. Les gros mots en général m’attirent, parler de cul juste pour le plaisir de dire « cul », savourer un « merde » ou un « putain », sachant qu’il y en a que ça rebute. Ca m’amuse pas particulièrement de rebuter, au contraire, je trouve ça dommage que ces gens ne sachent pas apprécier ces menus plaisirs.

J’aime bien ce qui est un peu mauvais esprit, j’ai un faible pour les haters, ces gens qui s’y connaissent tellement qu’ils sont dégoûtés de l’inculture de la masse, qui se sentent obligés de cracher à la gueule de tout le monde que leurs goûts sont pourris, à grand renforts d’arguments, c’est ça qui est pire. C’est pour ça que Spider Jerusalem est tellement génial, il te pourrit et te hait, mais t’as de bonnes chances d’en ressortir grandi. Je suis pas en train de dire que je crois tout ce qu’ils me disent. C’est juste que j’aime bien les écouter.

J’aime le sexe. Sérieux. Et en parler c’est pas la dernière des choses que j’aime, là-dedans. Surtout avec les filles. Sérieux, voir (ou regarder twitter) une jolie frimousse te déverser des insanités, c’est le genre de trucs qui me tient éveillé la nuit, pendu à une webcam ou au chat Facebook, ou à un verre de chartreuse. En parlant de chartreuse y avait un bouquin que j’aimais aussi, Âmes Perdues, de Poppy Z. Brite, la fille qui te rend érotique un zombi en train de bouffer des entrailles. C’est pas dans ce bouquin-là en fait. Mais bon, l’idée c’est de trouver du sublime dans ce que les croquants trouveraient vulgaire, mais pas dans une optique « haha je vaux tellement mieux qu’eux », plutôt « qu’est-ce que je peux faire pour les pervertir ? ».

Sur mon ancien blog, le blog BD, je pouvais pas sortir des trucs comme ça, et ça me pesait. Ma mère et ma soeur, et des amis aussi, le lisaient, j’avais pas trop trop envie de partager ce genre de choses comme ça n’importe quand, au détour d’un clic, avec eux. C’est bizarre cette histoire de pudeur. Je dis à des totaux inconnus des trucs que je dirais pas à quelqu’un qui a torché ma merde. C’est comme le fait que ça me dérange pas d’être nu alors que les rideaux sont pas tirés, je veux dire, les voisins peuvent bien regarder, qu’est-ce que j’en ai à foutre au fond. Par contre, je me montre pas nu à des connaissances ou à ma famille (malgré le fait que j’aie un père Allemand donc vachement plus décomplexé par rapport à la nudité).

J’adore le mot « pute ». D’ailleurs je vais vous laisser sur celui-ci. Pute pute pute pute pute.

4 Réponses to “Mange ta merde et meurs, pute”

  1. Je suis arrivée ici via ton tumblr ! Il en faut plus pour que je sois choquée😉 Mes deux ans de prépa littéraire (je viens tout juste de terminer, you-hou) et les amis que je m’y suis fait y sont sûrement pour quelque chose…Faut-il être un peu déviant pour profiter du quotidien ^^
    Merci pour ta réponse ! J’ai transmis le mail à ma soeur. Je verrai ensuite avec elle pour les dessins à envoyer. So, stay tuned.
    À bientôt !

  2. Ah, j’oubliais : péripatéticienne, c’est quand même plus classe. Ou « femme folle », comme au Moyen-Âge.
    Pour le mauvais esprit, ‘y a Jon Lajoie🙂

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